Cet article a été publié il y a 8 ans, il est donc possible qu'il ne soit plus à jour.

  • Jurisprudence
  • RH
  • Contrat de travail

Un CDD sans signature est requalifié en CDI, sauf si le salarié refuse délibérément de signer !

3 min de lecture

Dans cet arrêt, la Cour de cassation précise que l’absence de signature d’un CDD constitue une violation d’une prescription d’ordre public et entraîne, à la demande du salarié, la requalification en CDI, sauf si le refus de signer est délibéré et frauduleux. Cette décision rappelle aux employeurs l’importance de sécuriser la signature du contrat dès l’embauche pour éviter des requalifications coûteuses.

En bref - Résumé IA
Réservé aux abonnés

Une salariée est engagée le 26 avril 2011 en qualité d'agent de service.

Ayant pris acte de la rupture de son contrat de travail le 2 février 2012 (NDLR : même si à notre sens, le terme « prise d’acte » est impropre en matière de contrat CDD), la salariée saisit la juridiction prud'homale de demandes de requalification de la relation de travail en contrat de travail à durée indéterminée à temps plein et en paiement de diverses sommes en conséquence de la requalification et de la rupture.

Extrait de l’arrêt :

Attendu, selon l'arrêt attaqué, que Mme X... a été engagée à compter du 26 avril 2011 en qualité d'agent de service par la société (…) ; qu'ayant pris acte de la rupture de son contrat de travail le 2 février 2012, la salariée a saisi la juridiction prud'homale de demandes de requalification de la relation de travail en contrat de travail à durée indéterminée à temps plein et en paiement de diverses sommes en conséquence de la requalification et de la rupture ; 

La Cour de cassation déboute la salariée de sa demande, estimant que la signature d’un CDD a « le caractère d'une prescription d'ordre public » dont l’omission entraîne à la demande du salarié, la requalification en contrat CDI.

Il en va autrement lorsque le « salarié a délibérément refusé de signer le contrat de travail de mauvaise foi ou dans une intention frauduleuse». 

Extrait de l’arrêt :

Attendu qu'il résulte de ce texte que la signature d'un contrat de travail à durée déterminée a le caractère d'une prescription d'ordre public dont l'omission entraîne à la demande du salarié, la requalification en contrat à durée indéterminée ; qu'il n'en va autrement que lorsque le salarié a délibérément refusé de signer le contrat de travail de mauvaise foi ou dans une intention frauduleuse ;

Accéder à la veille professionnelle illimitée

  • Résumés IA & assistant pour poser vos questions
  • Brèves & actualités sociales, RH & paie débloquées
  • Fiches pratiques, jurisprudences, modèles & outils en lien
  • Alertes mise à jour & téléchargement PDF illimité
  • Newsletters hebdomadaires & webinaires

Besoin d'un conseil sur nos offres ?

Notre équipe vous accompagne

En lien avec cette jurisprudence

Quelles conséquences si un salarié refuse de signer son contrat à durée déterminée ?

Actualité
Droit du travail

L’absence de signature d’un contrat CDD entraine la requalification en CDI, sauf si c’est le salarié qui refuse de signer

Jurisprudence
Paie

Faute de comporter la signature d’une des 2 parties, le contrat CDD est requalifié en CDI

Jurisprudence
Paie

Un contrat CDD non signé devient CDI, sauf quand le salarié refuse de le signer délibérément

Jurisprudence
Paie

Des contrats CDD non signés ne peuvent être considérés écrits et sont réputés être des contrats CDI

Jurisprudence
Paie

Pas de requalification en CDI d’un contrat CDD que le salarié refuse de signer

Jurisprudence
RH

Auteur :