Un salarié est engagé le 13 octobre 2005, en qualité de manutentionnaire préparateur de commande.
Victime d'un accident du travail le 3 janvier 2013, il est déclaré définitivement inapte par le médecin du travail le 10 janvier 2014.
Le 13 mars 2014, il est licencié pour inaptitude et impossibilité de reclassement.
Il saisit la juridiction prud’homale, estimant que l’employeur n’était pas en droit de diminuer le montant de la prime d’ancienneté, prévue par accord collectif, liée à la durée du travail en cas d’absence.
La cour d’appel de Versailles, par arrêt du 12 septembre 2019, donne raison au salarié.
La Cour de cassation confirme l’arrêt et rejette le pourvoi formé par l’employeur.
Elle indique dans son arrêt que :
- Si un accord d'entreprise prévoit que le montant de la prime d'ancienneté est déterminé en adéquation avec la durée du travail;
- Et supporte de ce fait les majorations pour heures supplémentaires ;
- Il ne résulte pas de ces dispositions que la prime d'ancienneté puisse être réduite voire supprimée en cas d'absence du salarié.
Extrait de l’arrêt :
Réponse de la Cour
6. Si l'accord d'entreprise du 2 mars 2009 prévoit que le montant de la prime d'ancienneté est déterminée en adéquation avec la durée du travail et supporte de ce fait les majorations pour heures supplémentaires, il ne résulte pas de ces dispositions que la prime d'ancienneté puisse être réduite voire supprimée en cas d'absence du salarié.
7. Le moyen n'est donc pas fondé.
PAR CES MOTIFS, la Cour :
REJETTE les pourvois ;