La présente affaire concerne un salarié engagé en qualité de basketteur professionnel suivant contrat à durée déterminée du 15 août 2013 pour les saisons de 2013 à 2016.
Alors qu’il se trouvait en arrêt de travail consécutif à un accident du travail, il est « licencié » pour faute grave le 30 juin 2015.
Le salarié saisit la juridiction prud'homale à l'effet d'obtenir paiement de dommages-intérêts, estimant que la rupture de son contrat de travail ne pouvait être prononcée pendant son arrêt de travail consécutif à un accident du travail, habituellement « période de protection ».
Dans son arrêt du 30 mars 2017, la Cour d'appel de Dijon déboute le salarié de sa demande, ce dernier décide alors de se pourvoir en cassation.
Mais le salarié est à nouveau débouté par la Cour de cassation, cette dernière confirmant en tous points l’arrêt de la cour d’appel.
La cour rappelle en effet que :
- Pendant la période de suspension du contrat de travail consécutive à un accident du travail ou une maladie professionnelle, l'employeur peut seulement, dans le cas d'une rupture pour faute grave, reprocher au salarié des manquements à l'obligation de loyauté ;
- Retenant que la spécificité du métier de sportif professionnel obligeait le salarié, en cas de blessure, à se prêter aux soins nécessaires à la restauration de son potentiel physique ;
- Il est constaté que pendant la période d'arrêt de travail consécutive à son accident du travail, le salarié n'avait pas honoré le rendez-vous destiné à organiser les séances de kinésithérapie prescrites par le médecin traitant de l'équipe et qu'il n'était pas demeuré à la disposition du kinésithérapeute pour suivre le protocole de soins ;
- Il en ressortait alors l'existence d'un manquement du salarié à son obligation de loyauté rendant impossible la poursuite du contrat de travail.
Extrait de l’arrêt :
Mais attendu que pendant la période de suspension du contrat de travail consécutive à un accident du travail ou une maladie professionnelle, l'employeur peut seulement, dans le cas d'une rupture pour faute grave, reprocher au salarié des manquements à l'obligation de loyauté ;
Et attendu qu'ayant exactement retenu que la spécificité du métier de sportif professionnel obligeait le salarié, en cas de blessure, à se prêter aux soins nécessaires à la restauration de son potentiel physique, la cour d'appel, qui a constaté que pendant la période d'arrêt de travail consécutive à son accident du travail, le salarié n'avait pas honoré le rendez-vous destiné à organiser les séances de kinésithérapie prescrites par le médecin traitant de l'équipe et qu'il n'était pas demeuré à la disposition du kinésithérapeute pour suivre le protocole de soins, a fait ressortir l'existence d'un manquement du salarié à son obligation de loyauté rendant impossible la poursuite du contrat de travail ;
D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
Et attendu qu'il n'y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur les deuxième à neuvième branches du moyen ci-après annexé qui ne sont manifestement pas de nature à entraîner la cassation ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;