Cet article a été publié il y a 9 ans, il est donc possible qu'il ne soit plus à jour.

  • Jurisprudence

Les augmentations de minima conventionnels ne s'appliquent pas aux salariés dont la rémunération réelle est déjà supérieure à ces minima

3 min de lecture

Le 15 octobre 2015, la Cour d’appel de Dijon a jugé que les revalorisations des minima conventionnels ne profitent pas aux salariés déjà mieux payés, décision confirmée par la Cour de cassation. Cette jurisprudence précise que le maintien d’une proportion favorable entre le minimum conventionnel et le salaire réel n’est pas un droit acquis, obligeant les employeurs à vérifier les rémunérations avant d’appliquer les accords collectifs.

En bref - Résumé IA
Réservé aux abonnés

Une salarie est engagée en qualité d'aide à la réadaptation le 2 novembre 2000, puis promue dans les fonctions d'aide médico-psychologique.

Estimant ne pas avoir été remplie de ses droits conventionnels liés à son ancienneté, la salariée saisit la juridiction prud'homale. 

Par arrêt du 15 octobre 2015, la Cour d'appel de Dijon déboute la salariée de sa demande.

Elle indique à cette occasion que « les augmentations des minima conventionnels par avenant à la convention collective ou par accord collectif ne s'appliquent pas aux salariés dont la rémunération réelle est déjà supérieure à ces minima », ce qui était le cas dans l’affaire présente. 

Sans grande surprise, cet arrêt est confirmé par la Cour de cassation qui précise en outre que la salariée ne pouvait prétendre au « maintien de la proportion existant en sa faveur entre le salaire minimum conventionnel et celui qui lui était contractuellement dû »

Extrait de l’arrêt :

Mais attendu que les augmentations des minima conventionnels par avenant à la convention collective ou par accord collectif ne s'appliquent pas aux salariés dont la rémunération réelle est déjà supérieure à ces minima ; que la cour d'appel, après avoir constaté que la salariée avait perçu un salaire supérieur à la rémunération globale à laquelle elle pouvait prétendre au regard de son ancienneté dans l'entreprise, en a exactement déduit, sans avoir à procéder à des recherches que ses constatations rendaient inopérantes, l'absence de droit acquis de la salariée au maintien de la proportion existant en sa faveur entre le salaire minimum conventionnel et celui qui lui était contractuellement dû ; que le moyen n'est pas fondé ; 
Et attendu qu'il n'y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur la première branche, qui n'est manifestement pas de nature à entraîner la cassation ; 
PAR CES MOTIFS : 
REJETTE le pourvoi ; 

Accéder à la veille professionnelle illimitée

  • Résumés IA & assistant pour poser vos questions
  • Brèves & actualités sociales, RH & paie débloquées
  • Fiches pratiques, jurisprudences, modèles & outils en lien
  • Alertes mise à jour & téléchargement PDF illimité
  • Newsletters hebdomadaires & webinaires

Besoin d'un conseil sur nos offres ?

Notre équipe vous accompagne

En lien avec cette jurisprudence

Appliquer la garantie sur le net sur la fiche de paie

Fiche pratique
Paie

Gérer les congés payés du salarié malade

Fiche pratique
Droit du travail

Comment articuler l’accord de performance collective et l’activité partielle de longue durée ?

Fiche pratique
RH

Quel est le contenu d’un accord de performance collective ?

Fiche pratique
RH

Les minima conventionnels doivent être recalculés selon la durée de travail dans l’entreprise

Jurisprudence
Paie

Calendrier des élections des représentants du personnel (DP, CE, DUP)

Fiche pratique
Direction

Auteur :