Cet article a été publié il y a 9 ans, il est donc possible qu'il ne soit plus à jour.

  • Jurisprudence
  • Licenciement

Quand insultes et agressions verbales répétées conduisent au licenciement pour faute grave

2 min de lecture

Cette décision de la Cour de cassation confirme que des insultes répétées et une agressivité verbale envers les collègues peuvent justifier un licenciement pour faute grave. Elle rappelle aux employeurs l’obligation de protéger la santé mentale du personnel et l’importance de documenter tout comportement perturbateur, même pendant le préavis.

En bref - Résumé IA
Réservé aux abonnés

Un salarié est engagé le 16 août 1999 en qualité de directeur adjoint d'un complexe cinématographique.

Il est licencié pour faute grave le 24 mars 2012, l’employeur lui reprochant d’avoir insulté et agressé verbalement plusieurs collègues de travail.

Le salarié saisit la juridiction prud’homale, estimant que les faits qui lui sont reprochés étaient insuffisamment graves pour motiver l’impossibilité de son maintien dans l’entreprise et son licenciement pour faute grave. 

De son côté, l’employeur revendique pleinement son droit de notifier le licenciement pour faute grave, au regard de l’obligation qui pèse sur lui en matière de protection de la santé physique et mentale de ses salariés. 

La cour d’appel puis la Cour de cassation donnent raison à l’employeur, déboutant ainsi le salarié.

Les juges retiennent totalement l’argumentation de l’employeur, qui conscient de son obligation de protection de la santé de ses salariés, ne pouvait prendre le risque de maintenir plus encore le salarié en place dans l’entreprise.

Extrait de l’arrêt :

Mais attendu qu'ayant relevé, par une appréciation souveraine des preuves produites, que le salarié avait proféré des insultes et fait preuve d'agressivité à plusieurs reprises à l'égard de ses collègues de travail et retenu que l'employeur, tenu d'une obligation de protection de la santé physique et mentale de ses salariés, ne pouvait prendre le risque de voir se renouveler même pendant la durée limitée du préavis un tel comportement, la cour d'appel, qui n'était pas tenue de suivre les parties dans le détail de leur argumentation, a légalement justifié sa décision ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;

Accéder à la veille professionnelle illimitée

  • Résumés IA & assistant pour poser vos questions
  • Brèves & actualités sociales, RH & paie débloquées
  • Fiches pratiques, jurisprudences, modèles & outils en lien
  • Alertes mise à jour & téléchargement PDF illimité
  • Newsletters hebdomadaires & webinaires

Besoin d'un conseil sur nos offres ?

Notre équipe vous accompagne

En lien avec cette jurisprudence

Les motifs du licenciement disciplinaire

Fiche pratique
RH

Une attitude agressive envers le supérieur hiérarchique peut motiver un licenciement pour faute grave

Jurisprudence
Paie

Comment licencier un salarié pour un motif disciplinaire ?

Fiche pratique
Droit du travail

Une attitude humiliante du directeur vis-à-vis de ses subordonnées justifie le licenciement pour faute grave

Jurisprudence

Quand insulter son supérieur hiérarchique conduit à un licenciement pour faute grave

Jurisprudence

Retards répétés et pas d’avertissement préalable : le licenciement pour faute grave n’est pas justifié !

Jurisprudence

Auteur :