Cet article a été publié il y a 5 ans, il est donc possible qu'il ne soit plus à jour.

  • Jurisprudence
  • Paie
  • Période d'essai

Une période d'essai de 9 mois peut être raisonnable

3 min de lecture

Au regard de la finalité de la période d'essai, et compte tenu de la nature des fonctions et des responsabilités confiées au salarié, à savoir les fonctions de directeur d’agence, la durée de 9 mois contractuellement prévue est raisonnable.

En bref - Résumé IA
Réservé aux abonnés

Un salarié est engagé en qualité de directeur agence entreprise le 18 juin 2013, son contrat de travail stipulant l'obligation d'accomplir une période d'essai de 9 mois.

L’employeur met fin à la période d'essai le 8 janvier 2014, et le salarié saisit la juridiction prud'homale, sollicitant le paiement de diverses sommes au titre de la rupture du contrat de travail, remettant en cause la durée de sa période d’essai. 

La cour d'appel de Colmar, par arrêt du 13 mars 2018, déboute le salarié, qui décide de se pourvoir en cassation.

La Cour de cassation confirme l’arrêt de la cour d’appel, et à cette occasion, confirme les points suivants :

  • Au regard de la finalité de la période d'essai;
  • Et compte tenu de la nature des fonctions et des responsabilités confiées au salarié, à savoir les fonctions de directeur d’agence ;
  • La durée de 9 mois contractuellement prévue était raisonnable. 

Extrait de l’arrêt :


Enoncé du moyen
3. Le salarié fait grief à l'arrêt de le débouter de ses demandes, alors « que pour un cadre, la période normale d'essai est de quatre mois, pouvant uniquement être renouvelée une fois si un accord de branche étendu le prévoit ; qu'est déraisonnable au regard de la finalité de la période d'essai et de l'exclusion des règles du licenciement pendant cette période une période d'essai dont la durée est de neuf mois ; qu'en jugeant raisonnable et licite une telle période d'essai, la cour d'appel a violé les principes posés par la convention n° 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur le licenciement adoptée en Genève le 22 juin 1982 et entrée en vigueur en France le 16 mars 1990 et la dérogation prévue en son article 2 paragraphe 2 b). »

Réponse de la Cour
4. La cour d'appel a exactement décidé qu'au regard de la finalité de la période d'essai, et compte tenu de la nature des fonctions et des responsabilités confiées au salarié, la durée de neuf mois contractuellement prévue était raisonnable.
5. Le moyen n'est donc pas fondé.
PAR CES MOTIFS, la Cour :
REJETTE le pourvoi ; 

Accéder à la veille professionnelle illimitée

  • Résumés IA & assistant pour poser vos questions
  • Brèves & actualités sociales, RH & paie débloquées
  • Fiches pratiques, jurisprudences, modèles & outils en lien
  • Alertes mise à jour & téléchargement PDF illimité
  • Newsletters hebdomadaires & webinaires

Besoin d'un conseil sur nos offres ?

Notre équipe vous accompagne

En lien avec cette jurisprudence

Il est interdit de rompre une période d’essai en raison de la grossesse de la salariée

Actualité
Droit du travail

Le renouvellement de la période d'essai doit être expressément accepté par le salarié

Actualité
Droit du travail

Pour quelles raisons la transaction peut-elle être considérée nulle ou viciée en 2025 ?

Fiche pratique
RH

Une période d’essai de 9 mois, pour un directeur général adjoint, est raisonnable

Jurisprudence

Auteur :